16/07/08
Pourquoi partir ? et pourquoi rester ?
Aujourd'hui, j'ai couché avec une canadienne
qui m'a dit avec l'accent super sexy de Céline Dion :
"Casse-moi tout là dedans maudit français !" VDM
(je sais que je l'ai déjà utilisé ^^ mais elle colle bien avec la note...)
Lors des longues semaines qui vont venir, cette liste ne saurait cesser de s'aggrandir, de se rétrécir, d'aller du côté "plus", vers le côté "moins", et inversement...
Au final, viendra la décision "est ce qu'on part ou non ? ".
Voilà une ébauche des raisons plutôt "contre", et plutot "pour". (la description apportée par un résident de là bas m'a bien aidée à affiner mon point de vue)
POURQUOI NE PAS PARTIR ?
#1- L'éloignement de mon pays natal, reste le premier argument. Passer du statut de "résident permanent", à "étranger". Devenir un émigrant, passer de l'autre côté du décor, et voir à quoi ça ressemble... Voir si je joue les règles de l'adaptation ou pas. Apprendre ce que c'est que le racisme, mais du côté "maudit français"...
#2- La complexité de la compréhension des "règles du jeu" du pays. J'entends par là comprendre la culture. La différence pour la gestion des ressources humaines, le fait qu'il y ait plus forcément de chef, enfin que ça soit un tant soit peu différent de la France. Comprendre qu'un point de vue politique ou religieux peut être un frein à une carrière (faut pas déconner avec ça là bas) et être "réservé" à ce sujet. Comprendre que 15min de discussion avec un voisin pourra pourtant être synonyme de "je vois dans la rue je te vois même pas" le lendemain, et que ce n'est pas forcément anormal.
#3- La France, a 5 semaines de vacances (je ne mentionne pas les RTT ^^ vu qu'il est probable qu'ils sautent pour les cadres... pis pour l'instant moi je n'y ai pas droit, alors...), le Québec en a seulement 3.
#4- Adieu, adieu les barbeuks dans la maison de campagne de ma belle reum. Adieu, les allers retours le temps d'un we dans ma province natale. Adieu les amis FRANCAIS, ou en tout cas, on se verra moins souvent... IRl en tout cas, sur MSN ou autre ça ne changera pas beaucoup, mise à part le décalage horaire...
#5- Adieu les quatre saisons. Là bas c'est 6 mois l'hiver, 6 mois l'été.
#6- Adieu cette langue que je comprends si bien, pour ne pas dire maitrise quasi totalement (ouais, à part l'orthographe de la plupart de ces notes... OK, mais bon, il y a toujours pire ^^). Adieu la phrase "t'ai je déjà montré une photo de mes gosses ? ". Adieu les boutades pour imiter l'accent de là bas.
#7- Bonjour le risque du licenciement à la fin de la semaine... Moi qui apprécie tant le système de "tu fais tes preuves ou on te tej", le voilà ce système. Adieu la stabilité, la glandouille, là bas c'est "tu bosses, ou on te owne".
#8- Adieu système de santé Français. Bonjour les urgences avec trois heures de délai, la qualité du service moins poussée qu'en France...
#9- Adieu, Fromage, et gastronomie Française...
#10- Adieu le "yuro" (€ à l'accent américain pour ceux qui ont pas capté...)
POURQUOI PARTIR ?
#1- La France, derrière certains aspects que je n'aime pas beaucoup (le moindre changement d'acquis implique forcément la moitié de la France dans la rue), ce pays n'aime pas le changement, hors peut être qu'à un moment il va falloir en faire... Et ça me saoule de voir toutes ces manifs, et ces grèves pour un oui ou pour un non... ça serait aussi une raison de dire "je pars car... Ce pays d'une manière générale, ne convient plus à mes idéologies". Et vu que je suis partisan du "tu agis en te plaignant ou tu fermes ta gueule", voilà l'opportunité d'aller voir ailleurs si j'y suis.
#2- L'enrichissement d'une expérience étrangère sur un CV est tout le temps reconnu. Apprentissage de culture différente, nouveaux modes de travail, concrétisation d'une "flexibilité à toute épreuve"... Entre deux CVs ça peut jouer. (dans le cas d'un retour Français).
#3- J'ai longtemps idéalisé ce pays "c'est les USA en moins violent". OK, lets check now...
#4- Avec P@m, nous arrivons à un tournant... Je suis bien conscient que ce n'est pas l'argument #1, mais bon... En effet, d'ici deux trois ans, on se mettra à cogiter (plus que sérieusement) à la mise en marche du processus de création d'un mini ou d'une minie PTM (j'ai pas de préférence, mais bon, si c'est UNE, c'est pas grave, on en refera UN autre ^^). Qui dit gosse, dit plus grand Appart. Seulement dans notre coin, les apparts tels qu'on les voudrait (grand, avec terasse, parking, et pas cher ^^ (<250 000€), ça n'existe que dans les vieux quartiers, ou à 45min d'une station de gare... très peu pour nous. La location ? à 1000€ le mois, mm avec deux salaires, sur le principe ça me ferait qd mm sacrément mal au cul... Le départ en Province ? Faut trouver du job. Ok, c'est un faux argument, disons qu'il faut trouver le bon job qui m'apport encore la flexibilité de la Région Parisienne pour pouvoir changer régulièrement de mission. Et puis quitte à quitter Paris, pourquoi ne pas tenter M0ntreal ? Le logement y est qd mm moins galère qu'ici. c'est plus grand, plus vert, moins cher... Donc dans les grandes lignes, ça rime un peu avec "Si on part dans ce principe, le mini PTM aura la double nationalité. Le p'tit veinard...".
#5- Même si c'est assez contredit dans le forum, ça nous permettra de visiter à coup de longues heures d'avion le continent... Que ce soit le canada dans son immensité, ou les USA... NY, Chicago, et autres trips sympa, avec l'Océan Atlantique en moins à traverser, ça devient tout de suite plus proche... Et puis les montagnes sont tout à côté... pour surfer, ça peut le faire !
#6- il parait que Montreal est vraiment une ville très sympa...
#7- Peut être un bon moyen de tester notre couple. Si loin de nos familles, de nos amis on tient le coup, je vois pas ce qui pourrait nous séparer par la suite...
#8- la carte de résident permanent semble t il, ouvre plus facilement les portes des USA. Vu qu'il ne faut pas dire "fontaine", alors je ne dis pas "fontaine", et admets : "oui, je pourrais potentiellement ne pas être contre l'idée d'aller taquiner le plus gros pays pollueur au monde, en rajoutant une nouvelle langue masterisé à mon CV... " (nan car bon, autant toujours avoir plein de projets en tête... )
#9- Malgré les apparences, j'ai tjrs regretté de ne pas avoir l'opportunité dêtre "Aventurier". Je crois que s'il n'y a plus de nouveaux continents à découvrir, il reste cependant des expériences dans ce genre à faire. Ce n'est pas de l'aventure, mais bon... c'est un genre de "nouvelle partie dans ma vie", on repart de zéro (au niveau matériel) tout en gardant un capital intellectuel... (j'entends si les souvenirs matériels ne sont plus là, les souvenirs, eux, persistent...)
#10- Mon B0ss actuel n'est pas contre la possibilité de créer une "antennte" de ma SS11 là bas. Ce qui pourrait me permettre après un an on va dire "d'apprentissage de la culture locale", de monter une structure Française, ce qui pourrait me faire devenir vrai "expatrié", avec la cotisation à une retraite Française, l'imposition "Française", etc, le tout en résidant à l'étranger, sans parler de l'énorme expérience d'encadrement que je pourrais obtenir via cette expérience...
10 pour, 10 contre...
Et vous, vous auriez des choses à rajouter, d'un côté ou d'un autre ? Ormis le fait qu'en plus, ça pourrait vous faire de la lecture un peu "originale", que de voir l'implantation québecquoise d'un petit Français que vous lisez depuis des lustres ^^
Réflexions sur une expatriation au pays de caribous... Et de céline d10n.
Première note, d'une longue (ou pas ? ) série concernant les préparatifs, et peut être l'aboutissement d'un projet de départ à M0ntreal.
Déjà, pourquoi M0ntreal ?
On va dire qu'il y a pas mal de job, et puis que ça fait un genre de "grands espaces américains", mais les choses négatives (genre les armes à feu) en moins, avec en plus la frontière de la langue en moins. (le "québecquois" sera moins long à apprendre que "l'américaincanard").
Enfin, c'est pas le genre de pays ou on freine l'immigration, il y a aps de galères de green card, et tout.
"ouais mais il y a l'angleterre, la suisse, le luxembourg, l'italie, et tout ça, qui est qd mm vachement plus proche ? "
Ouais :=)
Je peux changer de ville aussi hein... nan, faut être raisonnable aussi... Quitte à faire un pas, autant faire un grand pas... Sinon, autant rien faire.
vous imaginez la complexité d'un projet dans ce genre. Dans les grandes lignes, voilà les questions à solutionner :
- remplissage du dossier pour travailler là bas
- passage des oraux (oui, il y a mm des entretiens oraux...)
- récupération (enfin "économie" on va dire) des fonds pour subister un certain temps là bas, en attendant le premier salaire.
- double démission (avec gros flip à la clé, on sait jamais les galères du dernier moment... Un 11 s€ptembre c@nadien, ou des conneries dans ce genre)
- mise en location de l'@ppart que j'ai acheté (ça aussi c'est du flip... Particulier ? Voleur d'agence immobilières ? )
- vidage de l'@ppart (qu'est ce que je laisse, qu'est ce que je prends...)
- entreposage de ce que je garde (mais que je prends pas) chez les remps, chez la grand mère de P@m ou je ne sais pas trop ou..;(DTC par exemple ? )
- limitation des fringues (et des choses) pour survivre là bas à deux valises (Grosses CMB)(donc pas des sacs bananes, merci pour la finte...)
- achetage (et ruinage) des billets pour un aller SIMPLE.
- remplissage des trois milliards de tonne de formalité administrative (banque, impots, suivi de courrier, tout ça...) FRANCAISE.
Une fois là bas...
- cherchage (ou cherchation c'est comme on veut) d'un appart
- cherchage de jobs pour moi.
- cherchage d'un job "provisoire" pour la miss, avec préparation à passer des équivalents de ses diplomes français, semble t il non reconnus là bas (VDM)
- et ensuite, le plus dur peut être ? Gestion de la vie de là bas, en essayant de passer outre le blues de la vie Française...
Violent comme année, non ? ^^ Sachant que le tout, sera déclenché par la dure décision de "partir", enfin plutot "avoir les C0r0nes pour partir", ou "avoir une petite bite et rester".
Car je le dis : il faut des corones pour partir. Il y a un fossé énormissime, entre le fait de dire "peut être" et de dire "ça y est on a les billets on y va".
Combien de temps y rester ? La question est là également. Deux ans au moins. A vie au plus ? Car je ne mets pas forcément de côté l'idée d'aller y vivre ad vitam éternam. Peut être car j'idéalise de trop la vie là bas... Et que la France me déçoit de plus en plus...
L'énumération des avantages, et des inconvénients d'une vie là bas est primordiale. Cependant, le fait que je sois un grand pessimiste (qui a souvent tendance à voir les choses "négatives" avant toutes les choses positives (en gros, dire "attention avec ce pain tu vas grossir, plutot que de dire "après, avec ce miel et ce beurre salé ça a l'air qd mm vachement bon...), il est probable que la liste des inconvénientspar rapport aux avantages soit plus importante...
A suivre... (je pourrais tout faire d'un coup ^^ Mais bon, faut un peu de suspens... et pis ça évitera de faire des notes longues CMB...)


