22/08/09
Note d'adieu.
(ça risque d'être long, mais bon... rassurez vous, ça sera la dernière note...)
Et bien nous y voilà.
1968 jours
soit 5 ans, 4 mois et 20 jours, depuis mes premiers pas dans la blogosphère.
Plus ou moins 2400 notes et des brouettes. (Plus, car il y en a certaines que j'ai écrite, mais n'ai jamais posté).
ça va me faire drôle, d'arrêter ce blog, du jour au lendemain.
Mais, je crois que c'est mieux ainsi. Pour une multitude de raisons...
La
première, que vous avez du ressentir depuis quelques mois, est une
forme de lassitude. Indescriptible. Enfin si, ça me saoule.
Qu'est ce qui me saoule ? Sans doute la seconde raison.
Le
manque d'anonymat de ce blog. ça a commencé par ma mère, ma soeur... On
ne dit pas forcément même les mêmes choses quand de la famille nous lit
:)
Mais ce n'était pas grand chose.
L'été dernier, la miss a
découvert, par un couple de mots clés me ressemblant pas mal, mon blog.
Depuis ce temps, elle a beau dire qu'elle ne me lit plus, ou qu'auune
autre personne ne me lit plus dans ses contacts... Mais rien n'est
jamais sur.
Et puis, il y a le politiquement correct.
Sur un blog, il faut surtout pas dire qu'on est pas de gauche, ça fait pas In. ça fait pas "blogoaddict".
Et
puis, il faut pas être intolérant. Il faut être gentil avec tout le
monde. (la preuve, je peux même pas citer les personnes avec lesquels
je pourrais être intolérant, c'est dire).
En gros, on peut plus rien tailler, car ça devient vite trop grinçant. Et le grinçant, c'est devenu mal sur ce blog.
Ce blog est devenu bien trop "kikoolol" pour moi.
"Ben osef de la censure, lâche toi comme tu savais le faire dans les premiers temps"...
C'est sans doute le troisième point : "les premiers temps sont loin. Très loin. Trop loin".
Déjà, je crois que je n'en peux plus de ce pseudo trop rose pour moi.
Je ne suis pas "petit tout mimi".
Je
serais plutôt du genre "grand tout méchant". Et je ne colle plus à la
peau du personne que j'étais il y a cinq ans. En effet, il y a cinq ans
j'avais cinq ans de moins.
J'avais pas encore passé le cap des 25 ans, j'avais une récupération
physique de ouf, je gérais trop bien quatre entrainements par semaine.
J'étais
célibataire. Et j'essuyais aussi pas mal de vents. J'avais un taf ou
j'avais plein de temps, car j'en branlais pas une. Mais personne ne
s'en plaignait.
A l'époque, c'était marrant. J'avais plein de projets, fallait que
je démissionne, que j'intègre une nouvelle team de sport, j'avais un
voisin islamiste qui me faisait que des blagues (ou pas), etc etc.
Et puis plus ça allait, moins c'est devenu drôle. J'ai rencontré la
miss...
Du coup j'avais plus de vents à raconter. Par contre, j'avais des crises de couples avec la miss à raconter, mais même si c'était libérateur, je pouvais pas m'empêcher de trouver ça malsain, et au final beaucoup trop répétitif.
Et puis j'ai eu de
moins en moins de temps à raconter des trucs. Parfois je tombais sur
des collègues trop cons, sur lequel je pouvais me défouler, c'était
cool. Et puis, je me suis rendu compte que ça me faisait pas rêver que
de raconter mes déboires de couple. Et puis ça m'a saoulé, de me rendre
compte que la blogosphère devenait super voyeuse, dès lors qu'un couple
était à deux doigts de se briser (même si tout lecteur est un peu v0yeur, et tout bloggeur est un peu exh1b...).
Et puis la chance me souriant, entre mes périodes interminables
d'1nterc0ntrat sous les ordres de mon sacré blagueur de b0ss, j'ai fini
par décrocher en gérant comme un dieu et en sachant rester modeste, des
postes de plus en plus chauds. Et j'ai eu de moins en moins de temps,
et de peps pour critiquer mes petits collègues. Peut être aussi qu'en
changeant intérieurement, j'en ai ressenti moins le besoin
qu'auparavant.
Et puis, pour vous satisfaire, et parce que pendant quelques années
ça s'était bien passé, je me suis dit que ça serait cool, que de
pouvoir continuer à garder la moyenne d'une note par jour. Déjà là, je n'écrivais plus pour moi, mais pour les autres.
Quand
l'inspiration (et le temps qu'on choisit de prendre ou non) est là, ça
le fait bien. C'est la classe. Mais quand ce n'est plus le cas, la
recherche à l'inspiration, ça devient délicat (CMB ben ouais, fallait
bien que je la place au moins une fois pour la dernière ^^).
Alors on blogge pour rien, en espérant que naturellement mon "comique" naturel survienne :)
Au début ça marche. Mais le début dure pas très longtemps.
En
fait, je crois que ça fait une à deux années que je blogge sans plus y
trouver de plaisir. Ouais, au moins un an, depuis la crise de couple,
et la découverte de mon identité virtuelle, qui m'a définitivement
inconsciemment fait me censurer.
Bref. Le temps n'est pas à la recherche des raisons qui me poussent à cesser là, mais bel et bien à faire un bilan.
Cette
expérience, ces cinq années d'écriture m'auront permis de rencontrer
beaucoup de personnes. Que ce soit virtuellement ou physiquement. D'en
aimer, comme d'en détester.
De faire passer des messages, d'en recevoir d'autres.
De
passer une bonne partie de mon temps. Et de faire une bonne partie du
votre également. Je pense à tous ceux, qui ne me liront plus le matin,
autour d'un petit café, le soir via des flux rss, ou d'un coup les fins
de we, les débuts de mois ou autres, qui ne me liront plus.
A ces personnes, je m'en excuse... Mais comprenez qu'il vaut mieux
partir, plutot que de continuer à faire n'importe quoi. Ce qui a duré
depuis trop longtemps.
Et
sachez que si c'est dur pour vous, de savoir que vous n'allez plus me
lire, sachez que c'est à peu près aussi dur pour moi, (si ce n'est dix
fois pire) que de savoir que je n'écrirais plus.
Mais des fois, il est bon de savoir repartir à zéro. De savoir se dire "c'est plus drôle, c'est même carrément lourdingue".
Alors
je ne peux pas dire que je repartirais un jour. J'en ai discuté, pas
plus tard qu'hier soir jusqu'à tard dans la nuit... Peut être, si je
redeviens célibataire, mais ça serait du déjà vu. Alors peut être, le
jour ou j'apprends que dans quelques mois je serais papa je m'y
remettrais (ce qui n'est pas dans les projets du jour). Peut être que
si un jour je m'expatrie, je reprendrais l'écriture, et/ou peut être
que ça sera aussi bien que ça l'a été, peut être que ça sera mieux,
peut être que ça sera bien pire.
Mais ça, c'est demain. Et je ne veux pas faire de fausses promesses.
En
attendant pour moi, le challenge sera de ne pas enrayer mon départ par
d'autres notes postérieures à celles ci, signe d'un pseudo come back,
qui serait ridicule. (certains de mes blogs fétiches l'ont fait... Et
je n'ai pas envie de faire pareil...)
Alors à toutes et à
tous, qui m'avez lu, qui avez rigolé en me lisant, qui avez pleuré, qui
vous vous êtes foutus de ma gueule, qui m'avez détesté, voire même à
ceux ou celles qui me lisent pour s'énerver car ils détestent mon
contenu, merci.
Merci pour ces cinq années d'écriture, vous aussi vous faites et ferez
"forever" parti de l'histoire de ce blog. C'est aussi pour vous, que je
me suis acharné à réaliser ma note quotidienne, car je savais que passé
midi ou seize heures, si je n'avais rien fait, on me demandait si
j'allais bien ou ce qui pouvait se passer.
Voilà. Je crois que tout a été dit.
Si un jour je réécris, et
que vous ne tombez pas par hasard sur mon blog, comme la moitié d'entre
vous est arrivé, vous pouvez toujours me laisser un p'tit commentaire,
m'indiquant que vous souhaitez que je vous tienne informer si je
recommence à écrire. Je ne garantie pas que je le ferais (la recherche
éternelle de l'anonymat le plus anonyme), mais je ne garantie pas non
plus que je ne le referais pas (le plaisir et le souhait d'être lu et commenté...). Si vous êtes trop timide pour laisser un comm, mais que vous voulez me laisser un message, mon mail doit toujours être en haut à gauche.
J'aurais aussi pu prendre mon we pour faire un diaporama
rétrospectif de ces cinq années, mais l'anonymat (surtout des
différents acteurs de ce blog) avec en plus la flemme et l'émotion de
fermer mon blog aujourd'hui sont trop forts, pour que je puisse en
faire un.
Pour ce qui est de ce blog, il est probable qu'il reste ouvert, il ne sera cependant plus mise à jour et alimenté. Donc vous pourrez toujours vous replonger dans des archives (si vous en avez l'envie) ou... ou pas hein. Peut être qu'il disparaitra, comme ça, "pouf" (notez l'entrainement pour reproduire le bruit du blog qui disparait), mais ce n'est pas dans les plans du jour.
Et puis bon, la fermeture me fait au moins gagner le HF suivant :) :

Vous aurez donc droit comme ultime cadeau, à cette photo, datant de cet été, de moi au bord de la plage.

Adieu
Et encore merci.
21/08/09
To blog or not to blog... Thats the question...
Afin de ne pas trop vous surprendre, qu'il n'y ait pas d'arrêts cardiaques, ou autre,
sachez que cette note est mon avant dernière.
"avant quoi ? Avant le we ???"
Non.
Avant la fin. La fin de ce blog. Qui restera en ligne, mais qui comme tant d'autres, se murera dans le silence. A jamais, même s'il ne faut jamais dire jamais, je le dis plein de fois rien que pour faire mon rebel
"Jamais jamais jamais jamais jamais" même à l'envers si je veux
"maisja, maisja, maisja, maisja".
Et vu que je suis un gros ouf de la tête, je le dis même en anglais :
"never, never, never, never (etc)".
Alors je pourrais vous faire une note longue CMB sur les raisons de cette fin... mais si je le faisais aujourd'hui, je n'aurais plus de raisons de faire un ultime post ce week end, lors de mon we de célibataire (et de nolife).
Non, je voulais juste vous dire que j'avais vu la finale du saut en hauteur féminin hier, et que ça m'a mis la larme à l'oeil.
Tant par la beauté de ces femmes (ouais, ben chacun son genre que voulez vous) que par leur combattivité, et le stress du combat ultime pour accéder à la première place du podium.
Ah, dernière précision : je n'ai plus dans l'idée d'ouvrir un autre blog, plus noir (ou rose c'est selon), qui serait noyé dans l'anonymat, ma ligne éditoriale supposée, ne me permettant pas un gros avenir...
Donc si vous voulez être prévenu d'un come back (qui sera surement sur une autre plateforme, avec un autre pseudo, et pas avant un petit bout de temps) : ça sera sur la prochaine note qu'il faudra laisser un commentaire (je relèverais les mails, et vous préviendrais si un jour je réécris).
Et pour ceux qui ont la larme à l'oeil...
Ben essuyez là.
ça fait désordre.
[* s'essuie la larme à l'oeil en repensant à ces 5 années de blogging... *]
20/08/09
ça ressemble à une mauvaise comédie dramatique.
(d'entrée de jeu je précise qu'il ne s'agit pas de moi, mais d'un(e) très proche).
Prenez un mec aux alentours de la trentaine.
Mettez le avec une nana genre la quarantaine. Complètement in love de lui.
Puis ce même mec, faites le sortir (et potentiellement niquer) avec la femme de son meilleur ami.
Ami qui l'a sorti de la merde, qui l'ai aidé dans la vie, dans les études, et dont il sera éternellement reconnaissant.
Ami qui a beaucoup de connaissance, le genre qu'on préfère avoir comme amis, que comme ennemis.
Ami qui est père de deux enfants, de la femme en question.
Faites naitre des doutes dans ce second couple, avec la relève d'un mail un peu douteux, saupoudré de sentiments d'adolescents (à base de je t'aime et d'autres mots doux dans ce genre).
Faites exploser le tout.
ça nous donne un mec paumé (l'amant), qui a détruit 5 vies (la vie de son meilleur pote, de sa femme, des gosses et de la sienne).
Et pour rendre le tout beaucoup plus croustillant, faites en sorte que cette personne soit plus ou moins proche de vous (à une personne près), et que vous appreniez par un autre de ses potes, proche des deux (de l'amant ET du cocu) comme quoi il va se faire défoncer. Mais bien. Et que les coups ne seront pas retenus (enfin j'imagine mal comment il serait possible de faire autrement, face à cette situation...)(c'est humain jveux dire d'avoir les boules...).
Ce qui pourra potentiellement encore plus détruire une de ces cinqs vies. Car quand on a un nom à une certaine consonnance, et qu'on avoue les choses, on finit assez rapidement derrière les barreaux. C'est comme ça en France.
Dans ce cas... quand on est qu'une paire d'oreilles, entendant la stratégie machiavélique qui se trame, et qu'on ne peut, aucunement intervenir, que faire.
Etre partagé entre prévenir la personne coupable, déjà morte de peur à chaque pas qu'elle fait comme quoi attention de ne pas croiser le c0cu au tournant...
Lui conseiller fortement de quitter la France ou tout du moins la région, afin de refaire sa vie ailleurs...
Mais dans tous les cas, on se sent forcément coupable, pour ne pas dire complice du drame qui est prévu.
Que peut on y faire... Espérer que la prochaine fois qu'on verra cette personne, elle sera saine et sauf, ou au pire à l'hopital, mais surement pas à la morgue ou au cimetière (ah oui, j'oubliais, la personne est fragilisée par je ne sais plus quelle merde physique interne... )
La morale de cette histoire : c'est tendu, que de se faire la f€mme de l'un de ses m€illeurs potes... C'est même peu recommandé.
Surtout quand on se fait choper... (et même si madame est demandeuse...)
19/08/09
La vie par moment ne fait pas de cadeaux...
L'acné par exemple.
Qui n'a jamais eu d'acnés ?
Bon ok, plein de personnes.
Il se trouve que moi, j'ai été touché. Du début de ma cinquième, au milieu de ma première, ou j'ai découvert que le savon de marseille faisait des miracles.
Un vieil acné assez atroce... Uniquement au niveau du visage. Points rouges et blancs... (c'est atroce mais bon, qui n'a jamais percé un bouton bien blanc à point ? que même des fois on le voit sur les autres, on aurait envie de le percer...), puis de bons gros points noirs...
Je me souviens qu'à l'époque, j'avais pas bien calculé pourquoi on me disait "Mmmm t'es plus une calculette, un vrai ordinateur..."
J'étais tout fier :) je pensais qu'on parlait de mon intelligence... Mais en fait pas du tout, on parlait bien de mon visage.
Et puis c'est dur comme époque... Avec le visage, il y a les premières tentatives de flirts (à une époque je comptais mon nombre de rateaux plutot que mon nombre de conquêtes), et la voix qui part en live. Le duvet qu'on ose raser de peur de perdre un litre de sang en défonçant les boutons, des grandes idées n'importequoiquesque (moi mon trip c'était de devenir une grande rock star...)(d'où plein de choses ^^), et pis bon, après s'être réveillé un matin en disant "jveux un scooter" (moi c'était d'ialleurs une mobylette), un matin tout ça ça passe.
On a un duvet blond qu'on rase, on a une voix d'adulte, des poils pubiens de partout (même sur le haut du dos O_o)(bon ça s'appelle peut être plus comme ça), et on considère alors comme étant jeune adulte.
Et bien un de mes collègues, du haut de ses 23/25 ans (je sais pas trop) lui, a toujours plein de boutons sur le visage. Le pauvre...
Chez 0belix (pour ceux qui s'en souviennent), on avait supposé que c'était lié à la malbouffe... Mais là, le mec en question n'a pourtant pas l'air obèse...
Bon rassurez vous, il bosse bien, il nous a même dit qu'il était fiancé depuis deux ans, et tout va bien dans sa vie (je lui ai pas demandé s'il vivait bien ce côté calculette...).
Mais intérieurement... Je crois que je le plains...
ça doit être frustrant, d'avoir toujours une peau d'adolescent, dans un corps d'adulte...
18/08/09
Un nouveau départ sur les chapeaux de roue.
J'ai beaucoup aimé la journée d'hier.
Je me suis senti revivre, comme un écolier avant sa rentrée scolaire...
Je me rappelle encore de l'odeur des cahiers neufs, des stylos inutilisés, et des pages vierges de mes cahiers... L'odeur du cartable neuf, la boite de cartouches d'encre pleine, les effaceurs pas bouffés et marchant encore, la trousse impeccable.
N'étant plus étudiant, dans la vie professionnelle, j'ai trouvé l'équivalent dans la journée précédent le retour au taf. Journée d'autant plus appréciée dès lors qu'elle n'est pas synonyme de "gros retour de vacances" (bouchons, stress, (mon cuir chevelu est agressé, etc etc etc...).
Hier donc, je n'ai pas préparé mes stylos, trousse, et autres...
Mais j'ai fait le point sur les chemises "repassées" restantes, j'ai vérifié que j'avais bien mon badge, j'ai vérifié que mes papiers administratifs (le tas qui s'empile au coin du bureau) avaient bien été classés, que les poubelles de l'appart avaient bien été vidées, que toutes les valises avaient bien été vidées (et que tous mes objets à l'autel des ventes dans WOW avaient bien tous étaient récupérés... ouais, j'ai aussi profité de la journée d'hier pour m'injecter une bonne dose de NoLife attitude dans les veines...)
Et ce matin, je me suis senti invicible, motivé pour retourner le monde.
Et en voyant les mails que j'ai reçu ce matin (la fameuse demie journée "dépilage de mails"), il me fallait bien ça pour affronter les retards, congés non prévus et autres arrêts maladies qui faussent un peu tous les avancements du projet que je dois gérer.
Mais bon, c'est motivant de se dire que je suis l'homme qui va régler tous ces problèmes, qui va remettre tout ça d'applomb, que je suis l'intermédiaire sans qui (ou à cause de qui) la mise à bien de ce projet ne serait pas possible.
Et pis bon, je suis tout bronzé, et ça aussi c'est la classe.


